22 mai 2009

53. Jizz in my pants

La clôture du festival de Cannes approche, nous laissant la douce promesse d'une myriade de bons films à venir sur nos écrans.
La curiosité m'a déjà poussée à aller voir Vengeance, de Johnnie To dont j'avais vu Election 2 (j'ai abandonné le 1 après trois tentatives infructueuses pour cause de fatigue/ennui) qui était très bien, cela dit je dois l'avouer, c'est le nom de Johnny Hallyday à l'affiche qui m'a réellement intriguée. Qu'est-ce que ça donne, un chanteur à la renommée internationale qui enflamme les stades au sens propre comme au figuré, dont le faciès malmené est sérigraphié par centaines sur des T-shirts de marché portés majoritairement par des beaufs profonds, dirigé par le maître du polar hongkongais? (selon l'Huma, je n'en sais honnêtement rien) En réalité pas grand chose, le film était pas mal, mais la prestation de Johnny m'a peu marquée - pour sa défense, il a peut-être trois répliques dans le film, il paraît qu'on appelle ça un jeu minimaliste. Donc pour l'instant, ne pas aimer sa musique me suffira.

En ce qui concerne le reste, les films que j'attends avec le plus d'impatience:

ANTICHRIST - Lars Von Trier
Parce que Lars Von Trier est le meilleur réalisateur du monde selon lui-même, autant d'audace et d'amour propre, c'est probablement justifié. Et quand un film lance des débats aussi furieux, c'est plus fort que moi, il faut que j'aille le voir, même s'il se révèle être une daube monumentale.

ETREINTES BRISEES - Pedro Almodovar
(je sais, il est sorti mercredi) Je suis pas une grande fan d'Almodovar, mais un bel extrait et le synopsis m'ont conquise.

THIRST - Park Chan-wook
J'aime bien le cinéma coréen, et c'est grâce à son triptyque sur la vengeance (Sympathy for Mr Vengeance, Old Boy, Lady Vengeance). J'ai apprécié tout ce que j'ai vu de ce réalisateur et je compte bien le suivre de près, qu'il dépeigne un homme séquestré pendant quinze ans sans raison ou un prêtre devenu vampire.

TETRO - Francis Ford Coppola
Sachant que le film le plus récent de Coppola que j'ai vu est Dracula (1993), il faudrait peut-être que je voie ce qu'il fait maintenant et détermine s'il est un génie atemporel plutôt que le déifier parce qu'il a fait des films extraordinaires il y a trente ans.

LES HERBES FOLLES - Alain Resnais
Mathieu Amalric, what else?
JUSQU'EN ENFER - Sam Raimi
Après avoir consacré huit ans à l'aventure Spiderman (les boules), Sam Raimi revient au genre horrifique après la trilogie Evil Dead (qui est géniale), et j'ai vraiment hâte de voir ce que ça va donner. Ca me fascine aussi, ces réalisateurs qui se font plaisir en matière d'hémoglobine avec un film à petit budget avant de se faire connaître du grand public au moyen de grosses productions (exemple conséquent: Peter Jackson/Braindead -> Le seigneur des anneaux)

UN PROPHETE - Jacques Audiard
Un des grand favoris pour la palme (à laquelle je ne faisais plus confiance depuis Entre les murs), réalisé par l'homme à l'origine du film De Battre mon coeur s'est arrêté que j'avais trouvé nul à chier... et bien j'ai quand même très envie de le voir, ce qui prouve que je ne suis pas rancunière.

Sans oublier Inglourious Basterds (cf. photo), bien sûr. Parce que comme tout le monde j'adore Tarantino, et que Brad Pitt porte bien la moustache - entre autres.

11 mai 2009

52.


A en croire ce blog abandonné, ça fait maintenant plus de deux mois que je regarde Watchmen, que j'écoute 808s & Heartbreak de Kanye West et que j'aime les faces de Surkin et Bobmo au point de les laisser en première vue pour toute personne s'étant perdue ici.
Sans pouvoir nier que j'ai beaucoup apprécié l'album de ce gay fish de Kanye, je n'ai pas du tout kiffé Watchmen, le comic étant cela dit mille fois mieux (mais je l'ai acheté après avoir vu le film, comme quoi ma logique est implacable).
Bref, depuis j'ai quand même écouté et vu d'autres choses, dont je retiendrais l'album de Tiga, Yuksek et Moderat (que Fritzklub a joliment chroniqué à coup de métaphores scabreuses), me procurant des moments de flottements comparables à ceux qui précèdent la sonnerie d'un réveil reporté, un matin pluvieux. J'en passe et des meilleures, ce serait triste sinon.
Niveaux films, j'ai retenu The Wrestler (où Mickey Rourke est fabuleusement émouvant dans le rôle d'un bout de viande meurtri par l'expérience), qui surpasse tout ce que j'ai vu ces derniers temps je crois bien. Niveau nullité, je gratifierai d'une mention les chefs d'oeuvres suivants: Twilight, Dragon Ball Evolution (une suggestion qui ressemble à "Hé, si on allait voir une daube au cinéma, ça peut être drôle" est rarement une bonne idée) et Wolverine (que j'ai vu en version beta en plus, avec un Hugh Jackman remplacé par un mannequin 3D lors des cascade). En tout cas l'arrivée du festival de Cannes m'émoustille.

Malheureusement les partiels approchent, et je dois lire tous les livres du programme en trois semaines, en m'aidant des adaptations cinématographiques pour éviter toute confusion (j'ai failli perdre mon semestre en disant que Sebastian était le frère d'Antonio dans The Tempest, mes profs sont vétilleux). Du coup j'ai regardé Orgueils et Préjugés où virevolte une Keira Knightley radieusement prognathe, je vais m'amuser.

En fait écrire ça m'a manqué. Il y a encore quelqu'un ici?

(j'avais pas d'inspiration pour la photo.)

8 mars 2009

51 bis. A night with High Powered Boys

Institubes Terror Club vendredi soir c'était vraiment bien, et je me languis d'un prochain concert de cette envergure (ce qui n'est pas pour tout de suite). Je crois que je vais emménager sur Paris un jour, quitte à vendre un rein sur le marché noir pour trouver un studio dans le Xème.

video

7 janvier 2009

51.

Se lever à 6h du matin et découvrir qu'il y a des gens qui vivent à cette heure-ci, marcher dans le froid en se répétant ses règles de phonétique, écrire une dissertation dans des amphis si grands qu'ils donnent le vertige, attendre l'appel et de tous les étudiants de sa promo et frayer la foule à l'entente de son nom (il faudra qu'on m'explique les débiles aux noms qui commencent par Z qui se mettent DEVANT la porte), réviser avant de dormir et au réveil avoir le sentiment de tout oublier,
inutile de vous préciser que les partiels c'est l'éclate.

17 décembre 2008

49. Pourquoi les comédies américaines défoncent les françaises.

(... et je parle bien de la nouvelle vague de la comédie américaine; pas des comédies scatophiles que vous regardiez lors de vos pyjamas parties au collège.)

Voilà, j'ai regardé l'ultime épisode des Sopranos , et bien que mon cœur pleure comme une fontaine de ne pas retrouver une qualité telle dans une série, il est également mitigé par le bonheur de pouvoir à nouveau regarder des films.

Donc ces derniers jours j'ai vu Pineapple Express et Step Brothers (respectivement traduits Délire Express et Frangins malgré eux, normal.), ainsi que Tropic Thunder (Tonnerre sous les tropiques), puis une partie de Speed Racer mais je vais pas en parler parce que c'est vraiment hors catégorie.

Trois comédies américaines donc, très fortement liées parce que le milieu semble intime, presque incestueux - on s'échange les acteurs, les producteurs et on partage le même humour particulier. Pineapple Express est en gros l'histoire d'un tire-au-flanc (plus désuet l'expression?) qui passe ses journées à fumer des joints dans sa voiture et dont le job consiste à annoncer des mauvaises nouvelles aux gens. Sa vie bascule le jour où il est témoin d'un meurtre. Et c'est super drôle.
Step Brothers, c'est deux adultes qui vivent encore chez leurs parents et sont contraints de cohabiter lorsque ceux-ci décident de se marier. Et c'est super drôle. (bien qu'une deuxième partie un peu chiante à la fin)
Tropic Thunder, c'est des acteurs qui tournent un film sur la guerre du Vietnam, et qui continuent, ignorant que leur réalisateur est mort. Et c'est super drôle. (bien qu'il faille éviter de le regarder en mangeant).
Donc voici la liste des points qui font que les comédies américaines défoncent les comédies françaises, comme l'indiquait élégamment le titre de cet article.

Le budget.
Le budget des comédies américaines est bien plus conséquent, on y voit explosions, effets spéciaux soignés, mouvement de caméras fluides et jolis plans par moments, ce qui garantit déjà un film plus divertissant. Cela se ressent également au niveau du casting, on y voit des acteurs tels que Robert Downey Jr (que j'aime d'amour), Tom Cruise ou Nick Nolte. Pas trop mal.

Les limites.
Dans Step Brothers, les deux beaux-frères tabassent des enfants, dans Pineapple express on leur vend des drogues, et dans Tonnerre sous les Tropiques... non je vais pas vous raconter. Ces dernières comédies bénéficient d'un humour sans limites où on peut tout oser, et c'est drôle.

La drogue.
Souvent la comédie s'est essayé à la représentation de personnes défoncées, avec ou sans succès. Dans Pineapple Express, pas de personnage partant dans un délire psychédélique où cohabitent des smileys souriants et des licornes roses qui ressemble plus à un message gouvernemental voulant préserver les jeunes de la prise de LSD, pas d'adolescents qui ont une fringale au point de manger du sel. Juste la relation qu'un client peut avoir avec son dealer trop collant, ce même client qui fixe les étoiles et devient juste un brin parano après avoir fumé trois joints. Bien plus réaliste, et surtout bien plus drôle.

L'auto dérision.
Un point qui se sera remarqué avec des séries tels que South Park, Les Simpsons ou même Desperate Housewives: les américains sont quand même super forts pour se moquer d'eux-mêmes. Dans Tonnerre sous les tropiques, le personnage de Robert Downey Jr se transforme en noir pour être oscarisé, dans Step Brothers les deux acteurs-enfants principaux jouent des gamins de 40 ans qui vivent encore chez leurs parents.

La stratégie marketing.
Un point qui ne marche que pour Tonnerre sous les Tropiques, mais je me devais de le souligner parce que c'est assez admirable; des sites web ont été fait pour les faux acteurs du films, ainsi que des fausses biographies sur les sites de référence cinématographiques (Allociné etc). Au moins on sent qu'ils se sont fait plaisir. C'est toujours mieux que le jeu vidéo de Bienvenue chez les ch'tis où on apprend à tremper du fromage dans son café.

Les critiques.
Souvent plébiscités par la presse - et par des journaux respectables tels que Télérama ou Première - plus que par les spectateurs... je crois bien que le monde n'est pas prêt.