Après être allée voir the Rocky Horror Picture Show qui passait en séance unique au cinéma, dans une ambiance extatique où les gens se lançaient du riz sur la face en célébration des scènes les plus cultes, j'eus envie de retrouver ce plaisir en me faisant des Midnight Movies, ainsi que des grands films oubliés ou rejetés. Ayant vu du zombie jusqu'à n'en plus sursauter, j'ai eu envie d'établir une étude bordélique et non-exhaustive de la figure du zombie au cinéma (ça arrive).
A la base, le zombie appartenait à la culture vaudou et n'était qu'un pauvre mort réanimé sous le contrôle d'un sorcier esclavagiste. Il fut popularisé dans la culture moderne par le cinéaste George A. Romero avec La Nuit des Morts vivants.
Le zombie possède déjà certaine de ses premières caractéristiques: un certain faible pour le déplacement en groupe, une soif inassouvie de chair humaine et une mobilité ultra lente. Il est totalement émancipé et difficile à distinguer des humains vu la qualité du noir et blanc de l'époque. C'était probablement une bonne chose, puisque dix ans plus tard, avec Zombie du même réalisateur, ils se différencient par un effet spécial bien cheap, à savoir du talc sur la gueule. Toujours aussi lents et sanguinaires, ils viennent errer dans les centre commerciaux pour le plaisir de faire prétexter aux journalistes que le film est une critique anticapitaliste.
Avec 28 jours plus tard (première image) Danny Boyle rationnalise le phénomène en donnant une cause à l'état des zombies: une contamination par la rage, qui les rend ultraviolent, surhumains, et en plus, capable de courir. Leur virus se transmet plus vite qu'avant, où les héros avaient facile plusieurs heures pour dire au revoir à leurs familles après la morsure.
Dans Shaun of the dead, la parodie dépeint des héros bien obligés de se montrer créatifs face à la surpopulation des zombies, qui ont beau ne pas courir, sont beaucoup. Toute arme devient bonne pour les amocher, du vinyle de la B.O de Batman à la queue de billard.
Dans Dead Snow, un film norvégien long et chiant, les zombies sont des nazis revenus pour poutrer de l'humain, sans se demander s'ils sont juifs ou pas. Ils courent, sautent sur leurs proies et luttent comme des catcheurs professionnels, mais le spectateur leur saura gré de ne plus faire de discrimination sociale en s'abstenant de manger exclusivement de la viande casher. A noter qu'une des victimes scelle sa plaie dans le cou avec du scotch de déménagement quand même.
Avec Black Sheep, la réputation du zombie prend bien cher puisqu'il peut s'incarner en mouton anthropophage génétiquement modifié.
R.E.C nous offre des zombies plus féroces que jamais, qui vocifèrent et courent comme des champions, mais auxquels on accordera une certaine part d'humanité puisqu'on les sait désormais capables d'avoir des troubles alimentaires, eux aussi, preuve avec le zombie anorexique qui nous a tous fait reculer sur notre siège.
Planet Terror rend les zombies encore plus antipathiques en les affublant de pustules qui explosent à loisir. Ah, qu'il est loin le doux temps du talc me direz-vous, et je vous donnerai presque raison.
En conclusion, on constatera la mauvaise corrélation entre l'évolution du zombie qui est devenu moins débile et aussi puissant que rapide, et celle des héros qui continuent de s'isoler dans des maisons perdues en pleine forêt et de faire des balades nocturnes en solo.
Cet article établit un parfait parallèle avec le fait que je sois quasi revenue d'outre tombe - après six mois d'oisiveté - pour réécrire.
6 novembre 2009
54. And the dead start to walk in their masquerade
Publié par
Julie
à
4:45 PM
7
commentaires
22 mai 2009
53. Jizz in my pants
La clôture du festival de Cannes approche, nous laissant la douce promesse d'une myriade de bons films à venir sur nos écrans.
La curiosité m'a déjà poussée à aller voir Vengeance, de Johnnie To dont j'avais vu Election 2 (j'ai abandonné le 1 après trois tentatives infructueuses pour cause de fatigue/ennui) qui était très bien, cela dit je dois l'avouer, c'est le nom de Johnny Hallyday à l'affiche qui m'a réellement intriguée. Qu'est-ce que ça donne, un chanteur à la renommée internationale qui enflamme les stades au sens propre comme au figuré, dont le faciès malmené est sérigraphié par centaines sur des T-shirts de marché portés majoritairement par des beaufs profonds, dirigé par le maître du polar hongkongais? (selon l'Huma, je n'en sais honnêtement rien) En réalité pas grand chose, le film était pas mal, mais la prestation de Johnny m'a peu marquée - pour sa défense, il a peut-être trois répliques dans le film, il paraît qu'on appelle ça un jeu minimaliste. Donc pour l'instant, ne pas aimer sa musique me suffira.
En ce qui concerne le reste, les films que j'attends avec le plus d'impatience:
ANTICHRIST - Lars Von TrierParce que Lars Von Trier est le meilleur réalisateur du monde selon lui-même, autant d'audace et d'amour propre, c'est probablement justifié. Et quand un film lance des débats aussi furieux, c'est plus fort que moi, il faut que j'aille le voir, même s'il se révèle être une daube monumentale.
ETREINTES BRISEES - Pedro Almodovar
THIRST - Park Chan-wookJ'aime bien le cinéma coréen, et c'est grâce à son triptyque sur la vengeance (Sympathy for Mr Vengeance, Old Boy, Lady Vengeance). J'ai apprécié tout ce que j'ai vu de ce réalisateur et je compte bien le suivre de près, qu'il dépeigne un homme séquestré pendant quinze ans sans raison ou un prêtre devenu vampire.
TETRO - Francis Ford Coppola
LES HERBES FOLLES - Alain Resnais
JUSQU'EN ENFER - Sam Raimi
Publié par
Julie
à
9:00 PM
3
commentaires
11 mai 2009
52.

A en croire ce blog abandonné, ça fait maintenant plus de deux mois que je regarde Watchmen, que j'écoute 808s & Heartbreak de Kanye West et que j'aime les faces de Surkin et Bobmo au point de les laisser en première vue pour toute personne s'étant perdue ici.
Sans pouvoir nier que j'ai beaucoup apprécié l'album de ce gay fish de Kanye, je n'ai pas du tout kiffé Watchmen, le comic étant cela dit mille fois mieux (mais je l'ai acheté après avoir vu le film, comme quoi ma logique est implacable).
Bref, depuis j'ai quand même écouté et vu d'autres choses, dont je retiendrais l'album de Tiga, Yuksek et Moderat (que Fritzklub a joliment chroniqué à coup de métaphores scabreuses), me procurant des moments de flottements comparables à ceux qui précèdent la sonnerie d'un réveil reporté, un matin pluvieux. J'en passe et des meilleures, ce serait triste sinon.
Niveaux films, j'ai retenu The Wrestler (où Mickey Rourke est fabuleusement émouvant dans le rôle d'un bout de viande meurtri par l'expérience), qui surpasse tout ce que j'ai vu ces derniers temps je crois bien. Niveau nullité, je gratifierai d'une mention les chefs d'oeuvres suivants: Twilight, Dragon Ball Evolution (une suggestion qui ressemble à "Hé, si on allait voir une daube au cinéma, ça peut être drôle" est rarement une bonne idée) et Wolverine (que j'ai vu en version beta en plus, avec un Hugh Jackman remplacé par un mannequin 3D lors des cascade). En tout cas l'arrivée du festival de Cannes m'émoustille.
Malheureusement les partiels approchent, et je dois lire tous les livres du programme en trois semaines, en m'aidant des adaptations cinématographiques pour éviter toute confusion (j'ai failli perdre mon semestre en disant que Sebastian était le frère d'Antonio dans The Tempest, mes profs sont vétilleux). Du coup j'ai regardé Orgueils et Préjugés où virevolte une Keira Knightley radieusement prognathe, je vais m'amuser.
En fait écrire ça m'a manqué. Il y a encore quelqu'un ici?
(j'avais pas d'inspiration pour la photo.)
Publié par
Julie
à
8:28 PM
11
commentaires
8 mars 2009
7 janvier 2009
51.
Se lever à 6h du matin et découvrir qu'il y a des gens qui vivent à cette heure-ci, marcher dans le froid en se répétant ses règles de phonétique, écrire une dissertation dans des amphis si grands qu'ils donnent le vertige, attendre l'appel et de tous les étudiants de sa promo et frayer la foule à l'entente de son nom (il faudra qu'on m'explique les débiles aux noms qui commencent par Z qui se mettent DEVANT la porte), réviser avant de dormir et au réveil avoir le sentiment de tout oublier,
inutile de vous préciser que les partiels c'est l'éclate.
Publié par
Julie
à
10:58 AM
10
commentaires

